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JEMS, le champion Européen de la Data qui arrive en Belgique avec Anais Digital (PODCAST)

Cover Jacques Benhamou et Reynald Lemaire - article podcast data JEMS Anais - FR

Dans le monde actuel, la data est omniprésente et elle occupe une place prépondérante dans la transformation digitale des entreprises. 

Dans cet épisode du podcast d’Anais Digital, Reynald Lemaire, co-managing partner d’Anais Digital accueille Jacques Benhamou, président de JEMS.

Plusieurs thèmes sont abordés :

  • Comment JEMS est devenu le premier industriel de la donnée en Europe ; 
  • Comment JEMS aide ses clients à créer, gérer et exploiter leur patrimoine de données ;
  • Comment la data permet une vision prospective pour les entreprises, en leur permettant d’imaginer ce qui va se passer demain, plutôt que de simplement analyser ce qui s’est passé dans le passé ; 
  • Pourquoi contrairement à la vision « data driven » courante (qui consiste à chercher des données pour répondre à des besoins spécifiques), JEMS prône une vision « data centric » qui vise à créer un patrimoine de données large et structuré pour faciliter l’industrialisation des cas d’usage ; 
  • La mission d’Anais Digital qui consiste à aider les clients à accélérer leur digitalisation et leur innovation et comment celle-ci se marie avec l’offre data de JEMS ;
  • Deux valeurs essentielles de JEMS : diversité et audace. 

Ce podcast est également l’occasion de lever le voile sur l’acquisition fin 2022 d’Anaïs Digital par JEMS autour d’une vision commune : offrir au marché une offre intégrée et des approches pragmatiques qui créent rapidement de la valeur (productivité, réduction considérable des coûts, nouveaux services, nouveaux produits) grâce à un patrimoine de données.

Ecoutez l’épisode

Transcipt de l’épisode complet

[00:00:04.010] – Elisa Brevet
Toutes et à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode du podcast d’Anaïs Digital, l’agence digitale qui met l’humain et la donnée au cœur des projets digitaux. Pour ce nouvel épisode, nous avons le plaisir d’accueillir deux invités, Jacques Benhamou, président de JEMS Group et Reynald Lemaire, co-managing partner d’Anaïs Digital. Bonjour.

[00:00:21.640] – Elisa Brevet
JEMS Group est le premier industriel de la donnée en Europe et est présent en France dans 13 métropoles régionales. Votre métier chez JEMS, c’est de créer, manager et exploiter le patrimoine de données des entreprises et l’industrialisation de services innovants. Jacques, bienvenue.

[00:00:39.180] – Elisa Brevet
Reynald, Anaïs Digital est une agence spécialisée dans des domaines clés de la transformation digitale. Si vous êtes là tous les deux aujourd’hui, c’est pour nous parler de data. Je vous propose d’entrer directement dans le vif du sujet. Jacques, JEMS, en quelques mots, c’est quoi ?

[00:00:52.680] – Reynald Lemaire
JEMS, c’est l’industriel de la donnée. On regroupe 930 collaborateurs, c’est 85 millions d’euros de chiffre. C’est une croissance à deux chiffres depuis plus de cinq ans.

[00:01:01.020] – Elisa Brevet
Et qui sont vos clients ?

[00:01:02.530] – Jacques Benhamou
On a la chance de pouvoir travailler sur tous les secteurs d’activité. La banque représente 45% de notre chiffre d’affaires, l’industrie une trentaine de pourcents, le service une vingtaine de pourcents et on a une practice très forte dans le domaine AgriTech.

[00:01:14.360] – Elisa Brevet
Pour nos auditeurs, expliquez nous ce qu’on entend par « data » ?

[00:01:17.890] – Jacques Benhamou
La data en français, ça veut dire « données ». Ce qui est important, c’est qu’on a vécu une révolution industrielle à partir de 2012, où des groupes internationaux sont venus disrupter nos marchés. Quand je dis « nos marchés », c’est nos marchés en Europe. On a vécu l’arrivée d’Uber, on a vécu l’arrivée de Deliveroo. Pas mal de grands groupes dans lesquels les dirigeants étaient installés sur leurs fauteuils et sont venus amener une concurrence très différenciante sur nos marchés établis. Grâce à quoi ? Grâce à des données qui étaient établies et dans lesquelles ils ont pu utiliser ces données pour offrir de nouveaux services. Ces grands groupes sont venus disrupter des marchés qui étaient existants. JEMS, à la base, ça a été une société qui a été créée en 2002, qui était sur des marchés complètement différents. À l’époque, on appelait ça une « SS2i » qui aujourd’hui est devenue une « SN ». Elle a eu une vie, une vie pendant dix ans qui était finance de marché sur tous les métiers front to back. Il y a eu une fusion avec un groupe qui s’appelait Edis Consulting, dont Nicolas Laroche était le président, qui aujourd’hui est le directeur général du groupe, avec une vision très forte qui était à l’époque, on ne parlait pas de data, on parlait plutôt de business intelligence, mais avec une vision qui était plutôt rétroviseur. Ça veut dire qu’on venait analyser ce qui s’était passé.

[00:02:24.860] – Jacques Benhamou
La data est venue amener une vision qui est assez différente, où on arrive sur de la prospective. On va essayer d’imaginer ce qui va se passer demain. C’est là la rupture fondamentale qui s’est passée entre 2012 et 2015. À partir de 2014, on a complètement reconstruit le groupe, repositionné l’offre de services pour en faire aujourd’hui un industriel de la donnée. À partir de 2015, on a mis en place un plan qu’on a appelé « Plan 2020 » où, hormis le repositionnement et la cession des actifs historiques du groupe, notre objectif a été de créer des vraies lignes de services basées sur la donnée avec un vrai chaînage de l’offre globale.

[00:03:00.860] – Elisa Brevet
Quelles sont vos valeurs chez JEMS ?

[00:03:02.420] – Jacques Benhamou
Ça fait un peu bateau, les valeurs, vous savez, mais on défend quand même deux valeurs qui sont un peu différenciantes de ce qui se fait sur le marché. La diversité est vraiment quelque chose qui est important pour nous. On va cultiver l’apport de chacun. On a la chance de compter plus de 43 nationalités au sein du groupe, dans lequel chacun va apporter quelque chose de différent par le passé qu’il a pu avoir. La deuxième valeur que j’aimerais mettre en exergue, c’est l’audace, qui fait un peu référence à une notion anglo saxonne qui est peu pronée en France, mais c’est notre marque de fabrique, dans laquelle on n’a pas peur de prendre des risques et on pourra le démontrer un peu plus tard.

[00:03:36.330] – Elisa Brevet
Justement, on parle d’un marché de la data. Qu’est ce que c’est que le marché de la data ?

[00:03:39.720] – Jacques Benhamou
Je vais juste vous donner un chiffre. Il y a une étude qui est sortie très récemment dans laquelle 30% du PIB sera basé sur des produits data. On va vivre toute l’industrie, que ce soit l’industrie retail, l’industrie automobile, quelles que soient les industries, sont en train de se retransformer pour mettre la data au cœur de leur système. Luca de Meo, qui est le directeur général de Renault, est arrivé avec une vision très forte en 2022 et a posé un contexte en disant : Renault doit faire 25% de son chiffre d’affaires sur la base de produits data. C’est une transformation qui est fondamentale, qui est passée un peu inaperçue parce qu’on a l’habitude de voir Renault comme un constructeur automobile. Aujourd’hui, si on prend Tesla, il est venu disrupter un marché qui était existant, dans lequel on ne raisonne plus sur un moteur, on va raisonner sur tout ce qu’on onboard dans la voiture. Et la donnée qu’on peut mettre et l’expérience utilisateur qu’on va pouvoir donner.

[00:04:32.770] – Elisa Brevet
Est ce que vous pouvez donner d’autres exemples de transformation concrète de produits de data ?

[00:04:37.220] – Jacques Benhamou
Si on parle de Sephora, à l’époque, Sephora n’avait pas de vision commune sur la base client. En général, on rentre chez Sephora et de manière automatique, on nous proposait de prendre une carte. Sans vision commune et tu rentrais dans le Sephora qui avait à 50 mètres, de la même manière, on te reposait la même carte. Ce qu’on est arrivé, c’est qu’on a migré complètement ces données et on a dit « Attendez, il vous faut une vision patrimoniale de votre clientèle. » Avec un fichier qui est restreint, on parle de ça, on est en 2016, on est vraiment au balbutiement de cette vision là, et avec un objectif clair qui est de dire « Quels sont les services additionnels qu’on va pouvoir proposer à nos clients ? ». Qu’est-ce qu’on a fait ? Du moment où on a un fichier qui est clair, on a des tickets de caisse qui ressortent, donc on connaît le rythme de consommation de la personne qui a acheté, la typologie de produits qu’elle achète et par rapport à ça, on est beaucoup plus calibré pour lui susciter une envie. Voilà à quoi a servi notre produit data. Ça s’est retranscrit en chiffres, on a fait 35% de croissance sur le net et 18% de croissance en magasin.

[00:05:32.960] – Jacques Benhamou
Parce qu’on sait impulser un besoin à travers un SMS ou un mail qu’on envoie en disant « promo spécifique pour la Saint Valentin sur votre produit » de manière très précise. Donc, on arrive à personnaliser, à avoir cette vision humaine de la consommation.

[00:05:47.080] – Elisa Brevet
Quels sont les enjeux actuels pour une entreprise dans le monde de la data ?

[00:05:50.470] – Jacques Benhamou
Aujourd’hui la data, c’est central, c’est ce qu’on a expliqué tout à l’heure. Elle a besoin de survivre dans un environnement qui est concurrentiel. Si elle arrive à comprendre que grâce à la data, elle peut elle va pouvoir créer de nouveaux services innovants, alors elle va pouvoir continuer à survivre. Sans citer, je peux vous donner un exemple, on a rencontré un industriel français en 2016, qui était numéro deux sur son marché, quelqu’un qui fait plusieurs milliards, dans lequel on lui a expliqué cette vision data, pourquoi on doit créer un patrimoine de données, en quoi créer une usine à use case pour développer les usages et les produits, en quoi c’était nécessaire pour lui. Je me suis dit « J’ai pas besoin de ça. Aujourd’hui, j’ai pas de rebuts, mon usine tourne, tout fonctionne, j’ai mes clients. » Sauf qu’entre temps, il y a deux concurrents qui sont arrivés avec une offre qui est beaucoup plus complète, moins chère, parce que lui surspécifiait ses données et dans laquelle il a perdu 30% de parts de marché. Il est venu nous voir il y a six mois en disant « Vous aviez raison ». Qu’est ce que je peux faire maintenant pour rattraper l’histoire ? » C’est une histoire réelle. Donc, on repart là aujourd’hui sur lui avec un projet, avec trois ans et demi de retard.

[00:06:52.450] – Jacques Benhamou
Je peux vous donner un autre exemple aujourd’hui où la data vient servir à l’environnement. On a pu travailler pour Canal de Provence. Canal de Provence, c’est une coopérative qui vient délivrer des services d’eau pour des particuliers et pour des entreprises dans la partie Sud Est de la France, donc vraiment en région PACA. Elle remonte à la Durance et elle vient délivrer des produits. Ils sont venus nous voir avec un cas concret qui est dire qu’est ce qu’on peut faire ? Comment on peut améliorer cette vision ? On est dans une région où il y a la sécheresse l’été, l’eau est vitale, comment on peut améliorer ? À partir de là, qu’est ce qu’on a fait ? On est remonté sur toute la Durance, on y a installé des capteurs pour regarder à un moment donné quel était le flux de données. À partir de là, on a pu sortir. Ils ont une salle de machine où j’ai eu la chance d’aller visiter qui fait plusieurs kilomètres carrés avec une vision très claire de la fluidité de l’eau. Mais notre job, à nous, il n’a pas été là.

[00:07:42.410] – Jacques Benhamou
Fournir un service où ça leur permet de piloter l’eau, c’est top. Mais la vision qu’on porte côté data, elle va un cran plus loin. Quels nouveaux services on peut apporter ? Et dans les nouveaux services qu’on a pu apporter, on a vu qu’il y avait de l’eau qui était utilisée, mais l’eau est tellement rare, comment on peut réutiliser cette eau ? Derrière, il y a les industriels qui vont utiliser l’eau potable, de l’eau propre, et il n’y a pas de réutilisation de l’eau. Qu’est-ce qu’on a mis ? On a créé un service dans lequel les particuliers, pour arroser leur jardin, viennent récupérer l’eau des industriels à moindre prix, pour s’en servir dans leur jardin.

[00:08:17.180] – Jacques Benhamou
Je peux vous donner une tonne d’utilisation qui est très différente, dans laquelle on peut servir de la data comme quelque chose de différent.

[00:08:24.900] – Elisa Brevet
Si vous êtes là tous les deux aujourd’hui dans ce podcast, ce n’est pas pour rien puisque Anaïs fait partie du groupe JEMS depuis septembre dernier. Je vous propose de revenir un instant aux prémices de l’histoire, le moment où JEMS et Anaïs ont décidé de rapprocher leur destinée. C’était, j’imagine, dans le but d’offrir au marché une offre intégrée qui crée plus de valeur pour les sociétés autour de la gestion de leur patrimoine de données, Reynald.

[00:08:48.110] – Reynald Lemaire
Oui, bien sûr. L’agence Anaïs s’est donnée pour mission depuis toujours d’aider ses clients à accélérer leur digitalisation et leur innovation. C’est une offre qui s’est élaborée avec le temps, elle s’est affinée. On avait démarré par les capacités de développement digital, puis on a rajouté l’ergonomie, les bases de l’expérience utilisateur, puis la compréhension des utilisateurs, donc la recherche, avec le rajout non pas d’une dimension centrée sur la technologie, mais centrée sur l’utilisateur. Puis, on a rajouté cette capacité à faire de façon pragmatique et efficace les projets, l’innovation avec ce qu’on a appelé le Lean Startup et cette attitude pragmatique qu’ont les entrepreneurs, mais aussi avec l’énergie et la vitesse de ces entrepreneurs. On a fait des choses. On a rajouté aussi la partie design de service, puisque le digital, ça se met dans un contexte qui est la réalité de processus. Et puis, on a rajouté la dimension humaine. Quand on fait une innovation, il y a des gens, il y a des humains qui la prennent en compte dans des entreprises. Il faut faciliter la façon dont ils vont prendre en main ces nouveaux produits et ces nouveaux usages. Donc, on a développé dans cette suite là, tout ce qui est de la gestion du changement.

[00:09:54.310] – Reynald Lemaire
Ok, tout ça, c’était l’évolution d’une offre. Et puis, l’étape d’après qui était prévue dans le plan était de dire « C’est bien, en termes d’innovation digitale, on a aussi besoin d’utiliser intelligemment la donnée. » Et donc, c’est à ce moment là qu’est arrivée cette rencontre avec JEMS, qui était justement un expert de la data. L’histoire a fait que c’était un mariage intelligent, en tout cas sur la partie offre de services pour être encore plus impactant et créer encore plus de valeur chez nos clients quand il s’agit d’accélérer leur transformation digitale et leur innovation digitale.

[00:10:24.020] – Elisa Brevet
Concrètement, quels sont les services, Jacques, que vous proposez chez JEMS à vos clients ?

[00:10:27.700] – Jacques Benhamou
On est sur un triptyque. On crée, on manage et on exploite l’asset data avec une conviction forte qu’il y a une vision data centric qui vient un peu à l’inverse de ce que tout le marché prend. On parle beaucoup de vision data driven. Pour vous expliquer, data driven, on imagine un usage, on va chercher la donnée et on développe. La vision qu’on porte, nous, data centric, on va créer un patrimoine de données le plus large possible en créant des bonnes règles pour faciliter l’industrialisation des cas d’usage. Fondamentalement, c’est très différent. À la base, dans la création de l’asset, on va récupérer soit de l’open data, de la donnée qui peut exister à travers le ERP, peu importe la donnée qui est structurée ou non structurée, mais on a également monté deux lignes de services complémentaires qui est l’IOT, on va créer de la donnée pour des clients qui n’existent pas, et le BIM, qui est une vision très industrialisée d’une maquette 3D qu’on peut faire dans des bâtiments intelligents ou dans des grands ouvrages industriels. Ça nous permet de collecter et de créer de la donnée pour ce qui n’existe pas. Derrière, on va manager cet asset data à travers une vision qui est data governance, créer les bonnes règles, les bons référentiels de données.

[00:11:28.820] – Jacques Benhamou
Derrière, on va développer, on va modéliser l’asset data avec une technologie, avec une vision et une méthodologie qui est très propre à JEMS. Avec une vision d’industrialisation et de développement sur des chaînes CI/CD. Ensuite, on va exploiter des produits. Ces produits peuvent être des produits digitaux, des produits d’intelligence artificielle ou de l’analytics. Et là, vous avez 100% de JEMS.

[00:11:52.620] – Elisa Brevet
Très bien. Racontez-nous votre rencontre avec Anaïs. Quel a été le déclic et l’origine de ce rapprochement ?

[00:11:58.240] – Jacques Benhamou
Ça a été une aventure humaine. On s’est parlé il y a 18 mois. On a fait la première réunion il y a 18 mois, dans laquelle il y avait eu un match. Maintenant, il faut un peu de maturité de part et d’autre pour dire « OK, comment on a envie de travailler ensemble », donc ça s’est fait en douceur. On a appris à mieux se connaître, à mieux comprendre, à voir comment les choses pouvaient s’imbriquer pour derrière imaginer un mariage et une association. Et continuer à grandir très fortement en Belgique.

[00:12:25.540] – Elisa Brevet
Et vous, Reynald, qu’est ce qui a fait qu’une agence comme Anais s’est rapprochée de JEMS ?

[00:12:29.690] – Reynald Lemaire
Alors avant tout, le match humain et en termes de culture, ça, c’était évident. Enfin, je dirais, c’était le point de départ. Sur l’aspect complémentarité de l’offre, on a trouvé quelque chose qui, pour nous, est fondamental en termes de réussite et d’impact chez nos clients, qui est l’aspect lean et le côté pragmatique entrepreneur. De vouloir non pas tout refaire pendant des mois et des mois, côté ingénieurs ou projets technologiques, mais d’avoir cette approche de dire « OK, on a une vision forte, mais on va y aller step by step ». On va démarrer à petit et puis on va grandir rapidement le start small, grow fast. Et, cette attitude de dire « OK, on est centré sur la création de valeur et on se comporte comme des entrepreneurs ». On ose prendre des risques, on avance. On maîtrise les risques, mais on avance.

[00:13:07.200] – Reynald Lemaire
Un second élément qui, pour nous, était fondamental, qu’on a aussi retrouvé, cette approche centrée sur l’humain, à la fois côté employé, mais aussi côté utilisateur chez nos clients.

[00:13:15.510] – Reynald Lemaire
Et puis le complément technologique. Il y avait des choses qu’on maîtrisait, mais il y a des choses qu’on maîtrisait pas, la data, mais aussi l’intelligence artificielle.

[00:13:22.370] – Reynald Lemaire
Ça, c’était vraiment les raisons où on se dit « OK, il y avait une envie de collaborer, ça avait du sens, go ».

[00:13:27.140] – Elisa Brevet
Est-ce que vous avez déjà des exemples de cas clients concrets en commun à nous partager ?

[00:13:31.880] – Jacques Benhamou
Je t’en prie, Reynald.

[00:13:33.220] – Reynald Lemaire
Oui. Et pour l’instant, celui qui me vient immédiatement à l’esprit, c’est on a un travail avec un gros industriel international. On travaille à la fois sur la création de la plateforme data (business traditionnel) de JEMS, et on travaille aussi sur ce qu’on a appelé le data portal, qui est la mise en main de ces données de façon vulgarisée et simple dans les mains de la totalité des collaborateurs de l’industriel. De sorte qu’elles puissent non pas être juste une histoire qui traîne sur des serveurs et dans les mains d’ingénieurs data, mais que l’ensemble de l’entreprise puisse y avoir accès facilement, simple. Et après ça, pouvoir l’utiliser et créer un max de valeur avec.

[00:14:13.810] – Reynald Lemaire
Les ingénieurs data d’un côté, l’expertise digitale UX pour créer cette expérience utilisateur, de sorte que cette fantastique asset de données, cette plateforme de données soit facilement utilisée par l’ensemble des collaborateurs de la boîte en premier.

[00:14:29.620] – Elisa Brevet
Jacques, vous voulez ajouter quelque chose ?

[00:14:31.480] – Jacques Benhamou
Il est meilleur que moi maintenant en data.

[00:14:35.060] – Elisa Brevet
Avant de vous quitter, je voulais vous poser une question. Je commence avec vous, Jacques. Quel a été pour vous le defining moment de JEMS ?

[00:14:42.040] – Jacques Benhamou
Covid. Ça a été une période difficile dans laquelle il y avait deux possibilités, se mettre sous une couverture et laisser le temps venir ou anticiper. On a eu de la chance avec Nicolas, on avait prévu un peu ce qui allait se passer, malheureusement. On avait convoqué un conseil de surveillance en février pour dire « On sent des choses pas très claires qui vont se passer, donc on veut upgrader, on veut aller voir nos clients ». On avait préparé, on avait anticipé cette période là. Et, donc, malheureusement, il est arrivé le 17 mars où tout s’est arrêté. Et à partir de là, on s’est dit « C’est quoi la next step ? Comment on fait pour continuer ? » On ne savait pas. Personne ne savait. Honnêtement, les marchés étaient en train de dégringoler. On a un fonds d’investissement capital qui nous appelait toutes les minutes : « Mais qu’est-ce que vous allez faire ? Comment ça va se passer ? » Et à partir de là, on s’est dit « Nous, on veut être offensifs. »

[00:15:25.370] – Jacques Benhamou
Ça veut dire quoi être offensifs ? Ça veut dire continuer à industrialiser la boîte, continuer à améliorer notre offre de services, continuer à imaginer le meilleur bien-être pour nos collaborateurs. Ça, c’était un premier temps.

[00:15:36.500] – Jacques Benhamou
Et comment on allait se développer ailleurs ? On était franco-parisiens. Et comment on allait hors de nos bases ? C’était d’imaginer une croissance qui allait passer d’abord par un développement en France, à travers les régions. Puis, je ne parle pas d’international, mais sur les pays limitrophes à la France. C’est ce qu’on a mis en œuvre sur 2020 et 2021.

[00:15:53.640] – Elisa Brevet
Quels pays limitrophes ?

[00:15:55.050] – Jacques Benhamou
L’Espagne, la Suisse et on a ouvert la Belgique après.

[00:15:58.720] – Elisa Brevet
Parfait. Et vous, Reynald, quel a été pour vous le defining moment d’Anaïs ?

[00:16:02.200] – Reynald Lemaire
On avait bien grandi avec Anaïs depuis une quinzaine d’années, mais on sentait avec Christophe Jouret, mon associé, qu’on atteignait un palier de croissance. Et donc on était prêts à passer à l’étape d’après qui était d’aller s’adjoindre à une société qui allait nous aider à pouvoir passer à l’étape d’après, ce qui se passe avec JEMS. Donc, voilà.

[00:16:22.130] – Elisa Brevet
Justement, qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

[00:16:24.270] – Jacques Benhamou
Allié croissance et bien être de collaborateurs. Le bien-être de nos collaborateurs est central et pivot dans la croissance. C’est vraiment une marque de fabrique importante. On a la chance d’être « Great place to work » en France et on est en train de l’étendre, la certification, sur tous les pays dans lesquels on est présent. C’est le moment le plus important pour nous. C’est ça.

[00:16:44.570] – Elisa Brevet
Et vous, Reynald ?

[00:16:46.000] – Reynald Lemaire
Des collaborateurs encore plus heureux, des clients encore plus satisfaits. Et d’arriver à nous positionner en data en Belgique, aussi bien qu’on ne l’a réussi avec l’UX par le passé, c’est c’est-à-dire à dire top 3 quoi.

[00:17:00.040] – Elisa Brevet
C’est ce qu’on vous souhaite. Merci. C’est la fin de cet épisode. Merci Jacques, merci Reynald. Merci d’avoir écouté ce podcast. Si vous aussi, vous voulez mener un projet digital, envoyez-nous un email à l’adresse hello@anais.digital.

[00:17:14.350] – Elisa Brevet
Abonnez-vous au podcast d’Anais Digital pour d’autres partages d’expériences dans le monde du digital et de la data.

[00:17:19.340] – Jacques Benhamou
Merci beaucoup. À très bientôt.

[00:17:21.070] – Reynald Lemaire
Merci.

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